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Grands Crus Chablis et la Loi Pinel

Fondée en mars 2017, l'Union des Grands Crus de Chablis s'est donnée un objectif simple : défendre et promouvoir la qualité des vins issus des Grands Crus de Chablis. Cette association à but non-lucratif rassemble 13 membres tous propriétaires dans les Grands Crus. Ensemble ils possèdent 50 hectares sur les 100 que compte l'appellation.

Seuls sept climats bénéficient du statut de Chablis Grand Cru : Blanchots, Bougros, Les Clos, Grenouilles, Preuses, Valmur, et Vaudésir. Ensemble, ils ne constituent qu'environ 2% de l'ensemble du vignoble chablisien, mais sont au cœur de son histoire. Tous se trouvent sur un sous-sol Kimméridgien.

A l'image de son illustre prédécesseur, l'Union des Grands Crus de Bordeaux, l'association organisera la promotion des Chablis Grands Crus à travers des dégustations et des conférences, à Chablis et partout dans le monde. Elle permettra également une saine émulation entre ses membres en les encourageant à renforcer la qualité de leurs vins.

L'inauguration officielle du 9 septembre 2000 a réunit les principaux représentants de la presse spécialisée internationale pour la plus importante dégustation de Chablis Grand Cru jamais organisée. Ce week-end a permis d'aller à la rencontre de tous les membres de l'Union et de réfléchir à la personnalité profonde des Grands Crus de Chablis.

De création romaine, le vignoble de Chablis prospéra au Moyen-Age entre les IX et XIIème siècles sous l'impulsion des religieux de Saint-Martin de Tours puis des cisterciens de Pontigny. En 867 les moines de Saint-Martin reçoivent une donation à Chablis et développent la vigne sur les coteaux qui font face au Serein, cœur historique du vignoble chablisien et emplacement actuel des Grands Crus. En 1118 les moines de Pontigny obtiennent de l'abbaye de Saint-Martin de Tours, moyennant loyer, 36 arpents de vignes à Chablis (ancienne mesure valant de 20 à 50 ares).

Dès le XIII ème siècle les vins de Chablis connaissent une heureuse expansion tant géographique que commerciale et participent à l'enrichissement général de la ville dont c'est longtemps le principal revenu. Vers 1328 on estime que le vignoble atteint 500 hectares répartis entre 450 propriétaires. Transportés par voie terrestre jusqu'à Auxerre, les vins suivaient ensuite le cours de l'Yonne, atteignant Paris puis éventuellement Rouen pour être réexportés vers les pays du nord. "Blanc comme eau de roche", "de longue conservation", ils acquièrent bien vite un statut à part dans le paysage français. A partir du XVIIIème siècle , alors que l'Yonne plante massivement des cépages grossiers mais rémunérateurs, les vignerons de Chablis restent fidèles aux usages qui font la qualité de leur vin. La permanence de cette qualité et la relative pénurie de vins fins jettent les bases de la légende de Chablis.

La Révolution Française remodèle les structures du chablisien. Les biens de l'Eglise sont confisqués et revendus provoquant l'éclatement des propriétés viticoles aux bénéfices de notables locaux. Au début du XIXème le succès des vins ne se dément pas. La surface plantée qui était restée stable durant des siècles s'étend autour de Chablis, bien au-delà de ses limites actuelles, pour atteindre 38 000 hectares, faisant de l'Yonne l'un des plus importants vignobles français. Les premières difficultés naissent de la concurrence des vins du sud que le développement du chemin de fer permet d'acheminer en grande quantité sur des marchés qui leur étaient jusque là fermés. La fin du XIX ème siècle voit s'abattre une succession de catastrophes : en 1886 l'oïdium puis le phylloxéra dès l'année suivante. La reconstruction débute dès 1897 mais l'Yonne voit disparaître 45% de son vignoble.

A Chablis, en 1902, la superficie du vignoble a reculé de 15%.Pourtant le prestige de la région n'est en rien entamé et les premières fraudes apparaissent dès 1898, déterminant les vignerons à s'organiser pour défendre l'appellation. Naît alors la nécessité de délimiter plus précisément les limites du vignoble "authentique" de Chablis. Dès lors les conceptions et les intérêts s'affrontent. Quels critères faut-il retenir ? l'assise kimméridgienne, le cépage ? Quelle hiérarchisation introduire et comment la déterminer ?

Dès 1919 un consensus s'établit autour d'un certain nombre de crus que des siècles d'observation avaient promu ; ce sont Vaudésir, Grenouilles, Valmur, Les Clos et Blanchot. En 1938 Preuses et Bougros les rejoignent et l'appellation Grand Cru, avec ses sept climats, prend sa forme définitive.

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Le vignoble de Chablis se situe dans le quart nord-est de la France en loi pinel Bourgogne , dans le nord de la Bourgogne, autour de la petite ville de Chablis et de 19 autres villages et hameaux du département de l'Yonne. Vignoble le plus septentrional de la Bourgogne viticole, plus proche de la Champagne, il suit sur une vingtaine de kilomètres le lit d'une petite rivière, le Serein, sur une largeur n'excédant pas 15 kilomètres. Il appartient à la zone climatique semi-continentale marquée par de fortes amplitudes de température. Les étés sont chauds et les hivers longs et vigoureux. Les niveaux d'ensoleillement et de pluviométrie varient considérablement d'une année sur l'autre, rendant extrêmement variable la qualité comme la quantité de chaque millésime. Autre contrainte, les gelées de printemps, qui ont longtemps pesé comme une menace redoutée sur les récoltes. De mars à mai les jeunes rameaux sont particulièrement vulnérables et l'histoire du Chablis est ponctuée de millésimes désastreux. Depuis les années 1960 différents procédés de lutte ont été mis en place (chaufferettes et aspersions). Onéreuses et contraignantes, ces techniques sont aujourd'hui efficaces et contribuent à stabiliser les niveaux de production et à protéger les vignerons des aléas du climat.

Le chablisien se situe à la limite sud du Bassin Parisien, vaste dépression qui s'étend du nord de la France jusqu'au village de Kimmeridge dans le sud de l'Angleterre. Les sols sont de nature sédimentaire formés progressivement à l'ère du Jurassique Supérieur (180 millions d'années). Si l'élément argilo-calcaire domine, la singularité géologique de Chablis réside dans cette couche, appelée kimméridgienne, aisément repérable par la présence de millions de petits coquillages fossiles (Exogyra virgula). Epaisse de 50 à 100 mètres, y alternent des éléments argileux, calcaires et marneux. La totalité du vignoble de Grand Cru prend appui sur un coteau où émergent ces calcaires du kimméridgien qui, conjugués à un ensoleillement optimum, transmettent au chardonnay ces arômes si particuliers.

Le vignoble du Domaine Maume s'étend sur 4500 hectares en production organisés en quatre niveaux d'appellation : Petit Chablis, Chablis, Chablis Premier Cru et Chablis Grand Cru. Le décret du 13 janvier 1938 a strictement déterminé la surface dévolue aux Grands Crus, 100 hectares (2% de l'appellation) massés sur le coteau qui fait face à Chablis et que se partagent sept climats. Cœur historique du vignoble chablisien, cet espace présente également une réelle unité géographique et géologique.

Il s'agit d'une vaste parcelle d'un seul tenant surplombant Chablis sur la rive droite du Serein et qui jouit d'une exposition unique. Les Grands Crus se répartissent sur ce coteau entre 130 et 215 mètres d'altitude, majoritairement exposés sud sud-ouest. A Chablis l'histoire, la géologie et l'exposition ont ensemble déterminé la hiérarchie des appellations.